logo_fleurance_nature.pngComme chaque année depuis 1979, le 16 octobre sera la journée internationale de l’alimentation instituée et organisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FA0). L’occasion de faire le point sur l’alimentation dans le monde qu’il s’agisse de quantité ou de qualité à la fois dans les pays développés et les pays en développement. 

Tout d’abord, quelles vocations pour la FAO et la journée internationale de l’alimentation ?

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, créée en 1945, joue un rôle de chef de file dans les efforts internationaux de lutte contre la faim. Elle est au service à la fois des pays développés et des pays en développement, est une tribune neutre au sein de laquelle tous les pays se réunissent sur un pied d’égalité pour négocier des accords et débattre de politiques. Également une source de savoir et d’informations, elle aide les pays en développement et les pays en transition à moderniser et à améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques, et à garantir une bonne nutrition pour tous.
La journée mondiale de l’alimentation, principale action de sensibilisation de la FAO a plusieurs objectifs comme : faire prendre conscience au public de la nature du problème de la faim dans le monde, encourager tous les pays à porter davantage d’attention à la production agricole, renforcer la solidarité aux niveaux national et international pour lutter contre la faim, la malnutrition et la pauvreté, attirer l’attention sur les résultats obtenus en matière de développement alimentaire et agricole…
Cette journée vieille de 30 ans, permet de rappeler des chiffres importants au grand public : en 2010, il n’y a jamais eu autant de personnes souffrant de la faim, le seuil critique d’1 milliard de personnes ayant été atteint, soit 1 personne sur 6 dans le monde !

Des différences comportementales d’un pays à l’autre…

A l’heure actuelle, l’alimentation dans le monde recouvre deux volets. Dans les pays en développement, il faut régler les problèmes de sous-nutrition et malnutrition, alors que dans le pays développés on essaie plutôt d’améliorer la qualité de l’alimentation pour gérer des problèmes comme l’obésité.
Les comportements alimentaires des pays sont différents et il est intéressant de les observer notamment pour expliquer certaines maladies.
Par exemple, prenons la différence entre les Français et les Américains. Si chez nous, le dîner est considéré comme un moment privilégié de partage entre amis ou en famille, cette notion de convivialité est plus rare dans les pays anglo-saxons où les réfrigérateurs sont bien remplis et ouverts à tous tout au long de la journée incitant ainsi au grignotage et à la prise de poids.
Mais attention, la France prend cependant le même chemin que les États-Unis pour ce qui est de la tendance de la « non-cuisine » ! Nous voyons de plus en plus de produits tout faits et plats préparés arriver dans nos rayons remplaçant les produits naturels. Le problème c’est que la majorité de ces produits contiennent très souvent trop de sel, de sucre, de graisses, de conservateurs…

Alors, au quotidien, quelles sont les règles essentielles pour manger mieux ?

En France, la mise en place d’une politique nutritionnelle est apparue comme une priorité de santé publique ces dernières années, la nutrition jouant un rôle majeur dans la protection ou le risque des pathologies les plus répandues comme le cancer, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité, l’ostéoporose ou le diabète de type 2. Même si la nutrition n’est pas le seul déterminant de ces pathologies, c’est un facteur sur lequel il est possible d’intervenir, collectivement et individuellement. C’est pour cela que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a été lancé en janvier 2001 ayant pour objectif général l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population Française en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition.

Le PNNS a ainsi créé de nombreux supports d’information pour nous aider au quotidien dans la mise en place d’une alimentation saine dont voici quelques bases simples :

– Manger au moins 5 fruits et légumes par jour

Parce qu’ils sont riches en vitamines, en minéraux et en fibres tout en étant peu caloriques. De plus, ils ont un rôle protecteur dans la prévention de maladies à l’âge adulte.

– Consommer 3 produits laitiers/jour

Voire même 4 pour les enfants, adolescents et personnes âgées puisqu’ils apportent des protéines, du calcium et souvent de la vitamine D, essentiels à la construction du tissu osseux et à son entretien !


- Des féculents à chaque repas (pain, pâtes, riz, semoule, céréales…)

Pour leur apport en « glucides complexes » importants pour le fonctionnement des muscles et du cerveau.

– Viandes, poissons et œufs 1 à 2 fois/jour

Pour leur apport en protéines d’excellente qualité ainsi qu’en fer pour la viande et le poisson.


- Limiter les matières grasses

Car elles augmentent le risque de prise de poids, ou celui de développer une maladie cardio-vasculaire.


- Modérer les produits sucrés

Parce qu’ils contribuent à la formation des caries dentaires, sont très caloriques et qu’ils peuvent contribuer au développement d’une obésité et d’autres maladies à l’âge adulte.

– Doser sa consommation de sel

Parce qu’il favorise l’hypertension, elle-même à l’origine de maladies cardio-vasculaires (surtout le sel caché correspondant à 80% du sel absorbé) .

– Boire beaucoup d’eau

Car elle est la seule boisson indispensable au corps humain composé à 60% d’eau et perdant chaque jour une partie de cette eau.

Si vous souhaitez plus d’information :

Le site de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture http://www.fao.org/
Le site du Programme National Nutrition Santé http://www.mangerbouger.fr/

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