Les Français sont des consommateurs importants de somnifères (les deuxièmes en Europe derrière la Belgique) et plus de 3,5 millions de seniors (soit un senior sur 3) déclarent en consommer régulièrement !¹

Sommeil
Les études montrent que les Français dorment moins et surtout moins bien. Ils sont 55% à juger leur temps de sommeil insuffisant. En général, il est conseillé de dormir environ 8 heures par nuit, or la moyenne s’établit autour de 7h².  Et ce n’est pas tout : 16% des Français éprouvent des difficultés d’endormissement et 32% déclarent avoir un sommeil souvent perturbé³. Pour autant, la Haute Autorité de Santé fondait sa dernière campagne de prévention sur ce message : « Arrêter les somnifères, c’est possible ». Une espérance effective car les avancées dans la connaissance des cycles biologiques (chronobiologie) nous permettent aujourd’hui de mieux comprendre les mécanismes qui interviennent dans la préparation d’un bon sommeil.

Zoom sur la mélatonine, « l’hormone du sommeil »

Communément appelée « hormone du sommeil » ou « hormone de l’obscurité », la mélatonine est naturellement produite par le cerveau durant la nuit. Elle joue un rôle primordial dans la synchronisation de  l’horloge biologique à la tombée de la nuit (rythme circadien interne). Sa production diminue régulièrement à partir de l’adolescence jusqu’à l’âge de 70 ans où elle ne représente plus que 10% de son niveau initial**.
La mélatonine est reconnue par la communauté scientifique pour participer à la réduction du temps d’endormissement. Elle aide également à atténuer les effets du décalage horaire. Elle peut se consommer sous forme de complément alimentaire.

Mélatonine

¹ Des mesures contre le mésusage des benzodiazépines, HAS,
Septembre 2012.
² France, portrait social, INSEE, Edition 2012.
³ Enquête INSV-BVA 2009

* Enquête INSV-BVA 2009
** Waldhauser F, Steger H, Changes in melatonin secretion with age and pubescence, J Neural Transm Suppl. 1986;21:183-97.
*** Russel J. Reiter et al., Fonction pinéale au cours du vieillissement: l’atténuation du rythme de la mélatonine et de ses conséquences neurobiologiques, Acta Neurobiol. Exp. 1994, 54 (Suppl.) : 31-39

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