Aujourd’hui, la tendance est plus que jamais à l’inspection de nos assiettes. Nous sommes de plus en plus sensibilisés à l’importance de consommer durable. Et consommer durable signifie consommer de saison, mais aussi consommer local. C’est ça être locavore ! Alors, comment ça se passe ? Est-ce compatible avec nos modes de vie ?

Le locavorisme, un mouvement prônant la proximité…

De vocation écologique et économique, le mouvement locavore préconise la consommation de nourriture produite dans un rayon d’environ 200 km maximum autour de son domicile. Ainsi, depuis que le terme a été inventé aux Etats-Unis en 2005, à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, les locavores tentent de réduire les distances, les coûts et les conséquences écologiques de l’acheminement des produits alimentaires. Un mouvement qui permet une harmonie entre les populations et les territoires. Un retour aux sources en quelque sorte, au temps où les moyens de transports étaient moins développés et où l’économie n’était pas encore mondialisée.

Le locavorisme, quels intérêts ?

Défendu par de plus en plus de convaincus, le locavorisme est présenté comme une alternative aux conséquences négatives de la mondialisation. En privilégiant au maximum les produits locaux dans leur alimentation, les locavores contribuent ainsi à aider l’économie qui les entoure tout en diminuant leur empreinte carbone sur la planète. Et les locavores, ne sont pas justes des « écolos bobos », car depuis son arrivée en France en 2008, le locavorisme semble séduire de nombreux consommateurs tout simplement éclairés et avertis des enjeux du développement durable.
Le locavorisme permet ainsi aux petits producteurs, aux coopératives de cultivateurs, aux AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) et aux commerçants et artisans locaux de vivre et de résister à la concurrence.
Ce mode de consommation permet d’aider au maintien de la diversité des paysages, des cultures et des écosystèmes. Enfin, qui dit local, dit aussi de saison, ce qui permet aux populations de profiter de produits frais et plus savoureux que lorsqu’ils sont cueillis et expédiés depuis des milliers de kilomètres ou cultivés sans soleil naturel par exemple.

Etre locavore, c’est faisable ?

Oui et non !
Oui, parce qu’il s’agit tout simplement de le faire par petites touches dans sa vie de tous les jours. Par exemple, commencer par se rendre à des cueillettes locales pour récolter vos fruits ou commander vos produits directement auprès des producteurs de votre région, est une première étape très simple à mettre en place. Les AMAP, les livraisons de cabas et paniers de produits frais, les cueillettes… Bref, partout en France, vous pouvez vous y mettre !
Non, parce que vouloir être 100% locavore paraît difficilement réalisable dans nos vies actuelles. Cela signifierait la suppression de beaucoup de produits devenus courants voire indispensables aujourd’hui sur nos tables. En effet, un total locavorisme vous obligerait donc à éliminer le café, les bananes ou encore le chocolat venant de pays lointains ou encore tout simplement l’huile d’olive, le poisson ou les fruits de mer si vous ne vivez pas en méditerranée ou proche des côtes !

Alors, être locavore est un art de vivre qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre comme un mode de consommation unique et non altérable. Il est un concept qui mérite qu’on s’y intéresse, et qu’on l’applique, chacun à son niveau, selon ses possibilités, ses moyens, sans tomber dans l’extrême ! Consommer durable ne doit pas être une contrainte tout comme manger doit rester un plaisir !

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