Le mois d’avril est le mois du poisson par excellence… Dès le 1er, il est mis à l’honneur dans toutes les cours d’écoles ! Mais en tant qu’adultes, nous avons un peu passé l’âge de nous intéresser aux petits poissons en papier que l’on se colle derrière le dos ! Alors intéressons-nous plutôt aux vrais poissons… Ceux que nous pêchons, que nous cuisinons, que nous mangeons… Faisons un petit tour d’horizon des bienfaits des différents poissons pour notre santé et pour notre planète. 


A ce qu’il paraît « manger du poisson, ça rend intelligent » !

Nos parents nous l’ont tous dit au moins une fois pour nous convaincre de finir nos assiettes et même si le raccourci est certes un peu rapide, ils n’avaient pas forcément tord ! Et oui, le poisson en général à de multiples bienfaits pour notre cerveau… Il ne rend pas intelligent (il ne faut pas rêver non plus), mais nous permet une meilleure concentration, une meilleure mémoire, bref un meilleur fonctionnement de nos neurones ! Le poisson et plus généralement les produits de la mer (coquillages et crustacés), contiennent différents éléments connus pour avoir des effets bénéfiques sur le cerveau. Les fameux acides gras oméga 3 tout d’abord, mais aussi de l’iode, du sélénium, du phosphore et de la vitamine B12. Les oméga 3 (et notamment le DHA) sont essentiels au développement du cerveau. Comme les cellules de tous les autres organes, celles du cerveau renouvellent leurs constituants en permanence. Pour les deux tiers, le cerveau est constitué d’acides gras. Si nous consommons surtout des graisses saturées – celles qui comme le beurre ou la graisse animale sont solides à température ambiante – cela se reflète par une rigidité des cellules du cerveau. Si, au contraire, nous mangeons surtout des graisses polyinsaturées, les gaines des cellules du cerveau sont plus fluides, plus souples. Surtout s’il s’agit d’acides gras oméga-3. Quant à l’iode, elle est indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle majeur dans le développement du système nerveux. Pour ce qui est du phosphore, le cerveau en utilise de grandes quantités pour fabriquer et stocker de l’énergie. Par ailleurs, de nombreuses études ont démontré de nombreux bienfaits notamment sur les maladies de dégénérescence mentale, les attaques cérébrales chez les personnes ayant un régime alimentaire à base de poisson !

Mais alors, lequel choisir ?

Dans l’ensemble, tous les poissons sembleraient posséder des vertus, mais certains plus que d’autres. Par exemple, les poissons gras des eaux froides seraient les plus intéressants pour notre organisme grâce à leur teneur élevée en lipides. Ici, contrairement à la viande, il s’agit de graisses non saturées ! Sachez d’ailleurs que même si on les appelle poissons « gras », ils restent cependant moins gras que la plus maigre des viandes. Alors, dès votre prochaine visite chez le poissonnier, faites le plein de saumon, de sardine, de thon, de hareng, de maquereau, d’anchois, d’anguille, de murène, de lamproie, de truite saumonée, de mulet, de turbot, de barbue… Ça laisse du choix n’est-ce pas ? Ainsi, vous aurez de quoi en manger au moins 2 à 3 fois par semaine, c’est la quantité qui est souvent recommandée ! Et puis, si vous souhaitez des options plus économiques que le poisson frais, n’oubliez pas les conserves ! Sardines, maquereaux et autres poissons en conserves ont les mêmes propriétés et bienfaits que ceux achetés chez le poissonnier !

Ceux qu’il faut préserver…

Par contre, ce n’est pas parce que le poisson est bon pour notre santé qu’il faut vider les océans de certaines espèces en voie de disparition. Vous avez certainement entendu parler de la récente polémique autour du thon rouge. En effet, la situation actuelle de ce poisson, très utilisé par exemple dans la cuisine japonaise et plus particulièrement les sushis, est catastrophique et c’est pour cela que l’Union Européenne et les Etats-Unis avaient demandé que sa commercialisation soit interdite. En effet, la capacité de reproduction du thon rouge est tombée en vingt ans de 200 000 à 60 000 tonnes ! Mais il n’est pas le seul poisson à devoir être préserver. Voici quelques poissons à ne pas consommer selon 60 millions de consommateurs : le thon rouge d’Atlantique Nord-Est et de Méditerranée, le cabillaud pêché au sud de la zone Atlantique Nord-Est car l’état des stocks est critique dans le sud de la zone de pêche traditionnelle européenne (Mer du Nord, Écosse, Irlande, Bretagne). Il faut donc se contenter de temps en temps, de cabillaud surgelé du nord, pêché au large de la Norvège ou du Groenland, et enfin les poissons des grands fonds comme l’empereur, le grenadier, le sabre et la lingue bleue.

Et question labels…

Malheureusement, certaines initiatives de la part des industriels ou de la grande distribution restent marginales et il n’existe pas de démarche nationale, européenne ou mondiale afin de labéliser les poissons. Il en existe bien un : le Marine Stewardship Council (MSC). Inspiré du code de la FAO (Food and Agriculture Organization), il récompense les pêcheries à la gestion et aux pratiques écologiquement responsables. Les produits certifiés MSC portent un logo bleu distinctif. Ce label a le mérite d’exister, mais il a un caractère privé.

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