Ballerine, compensée, talon aiguille… si, pour notre plus grand bonheur à nous les femmes, nous pouvons changer de chaussures comme les hommes de chemise, il n’en reste pas moins qu’elles ont chacune leurs défauts. Et les premiers à en subir les conséquences ce sont… nos pieds bien sûr !

Alors pour vous aider à bien choisir vos chaussures, voici un petit bilan des points positifs et négatifs d’un de nos accessoires préférés.

100 000 km à pied, ça use, ça use…

8 français sur 10 souffrent de maux de pieds et pourtant seulement la moitié d’entre eux consulte ou ont consulté un podologue. C’est vrai que l’on a tous tendance à malmener nos petons et pourtant leur bien-être peut avoir des incidences sur nos corps ! En effet, l’impact entre le talon et le sol, lorsque nous marchons, crée des vibrations. Ce sont ces vibrations répétitives et surtout leur absorption par notre corps qui est à l’origine d’une fatigue structurale des articulations et des vertèbres
D’où l’importance de bien choisir nos chaussures et semelles, puisque ce sont elles qui vont amortir ces « ondes de choc » durant les 100 000 kilomètres que nous parcourons en moyenne dans toute notre vie !

Boostez vos coups de pompe !

Autre point essentiel : notre pompe veineuse ! C’est sûr, ce n’est pas forcément la première chose à laquelle on pense lorsqu’on se retrouve face à ce type de dilemme : « Les petits escarpins roses ou les ballerines à pois ? ». Et pourtant, notre pompe a son mot à dire ! Située à l’arrière de vos mollets, elle joue le rôle de « starter » sur notre retour veineux. Voilà pourquoi les talons de 3-4 cm sont les plus recommandés par les phlébologues car, ils correspondent à la hauteur idéale pour solliciter davantage cette pompe et nous assurer ainsi une bonne circulation sanguine et donc minimiser les douleurs de jambes lourdes par exemple.

Les talons aiguilles !

Maître incontesté de la féminité, le talon aiguille ou escarpin dynamise et affine la silhouette. Cependant passé 8 cm, il n’agit plus sur notre pompe veineuse car le poids du corps se retrouve trop projeté sur l’avant du pied. C’est là que peuvent apparaître les douleurs « métatarsalgies » qui peuvent amener à une fracture de fatigue si elles sont prolongées ! A adopter avec modération donc, le temps d’une journée ou d’une soirée statique par exemple. Surtout qu’à trop les porter, les muscles du mollet se rétractent et il devient difficile voire impossible, de porter ensuite des chaussures plates sans douleur.

Les talons compensés !

Il est tendance, il est beau, il est pratique car stable grâce à sa grande surface d’appui : le talon compensé ! Attention cependant aux brides et lanières qui l’accompagnent qui et peuvent entraver la cheville et nous offrir la désagréable compagnie d’ampoules et durillons. Et puis comme pour le talon aiguille, attention à notre pompe veineuse au-dessus de 8cm !

Les baskets !

Le confort est à l’ordre avec cette chaussure qui a depuis longtemps dépassé les contours des salles de sport. Elle est désormais une chaussure quotidienne que l’on prend plaisir à porter pour être à l’aise ! Mais attention, avec elle, l’avant du pied s’affaisse et s’élargit. En s’atrophiant, le capiton plantaire, notre amortisseur naturel, entraîne douleurs aux genoux et chevilles. De plus, favorisant généralement la transpiration, elle peut, si elle est portée trop souvent et que le pied « macère », être source de mycoses.

Les ballerines !

Toute belle et toute mimi, là vous vous dites : avec elle je ne risque rien. Erreur ! Car si les talons vertigineux ne sont pas les amis de vos jambes et pieds, les chaussures extra plates ne le sont pas plus ! D’une part, parce qu’elle ne tient pas assez le pied et sollicite donc à chaque pas nos orteils qui doivent se contracter pour la maintenir en place. D’autre part, parce que trop plate, elle ne sollicite pas nos mollets et donc… la pompe veineuse bien sûr ! Et dernier point, marcher trop plat, amplifie les ondes de choc qui se répercutent directement dans la colonne vertébrale générant douleurs dans le dos et les jambes. À porter aussi avec modération ou alors avec un petit talon de 3 cm.

En résumé, la chaussure idéale est à talon ni trop haut ni trop plat, maintient le pied sans trop l’opprimer, le laisse respirer tout en le protégeant et doit en plus être jolie. Parce qu’on veut bien penser au bien-être de nos pieds mais avec un minimum d’esthétisme quand même ! Donc mesdames, réjouissez-vous, comme cette chaussure idéale est introuvable, il ne vous reste plus qu’à multiplier les paires de chaussures pour alterner les bienfaits de chacune 😉 !

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